Le rôle des Canadiens pendant la seconde guerre mondiale


Des soldats canadiens à l’entrée de Caen après le bombardementNe les oublions pas. Et n’oublions jamais qu’ils n'avaient que 20 ans, et étaient tous volontaires.

On parle beaucoup du débarquement des Anglais et des Américains, mais on connaît moins en revanche celui de ces hommes pour qui le débarquement constituait un retour aux racines : les « Canadiens-français ».

La devise du Québec « Je me souviens » prend ici tout son sens.

En ces jours de commémoration de la bataille de Normandie de juin 1944, de nombreux hommages sont rendus aux troupes alliées venues à notre aide pour nous libérer du Nazisme. Quelque 18 000 Canadiens ont participé aux combats et 5000 d'entre eux sont morts au cours de la bataille de Normandie.

Citons Stephen Harper, Premier Ministre canadien : « Il est difficile de se faire une idée du courage dont ont dû faire preuve ces soldats pour avancer à travers les champs de mines et les barbelés sous le feu ennemi, nourri par des tirs de mortiers et de mitrailleuses, pour aller frapper le mur atlantique d'Hitler. Pourtant, c'est exactement ce que plusieurs Canadiens ont fait. ».

Le 1er août 1940, le Général de Gaulle avait lancé un appel de détresse :

"Puisque, par vous, un rameau de la vieille souche française est devenu un arbre magnifique, la France, après ces grandes douleurs, la France, après la grande victoire, saura vouloir et saura croire ».

Si le recrutement n’attire pas l’intérêt de la population québécoise, de jeunes hommes désireux de combattre pour la liberté s’engageront néanmoins dans les troupes royales canadiennes, certains à titre individuel dans des unités anglophones, d’autres rejoignant les régiments francophones. Pour tous ces garçons, l’assaut sur les plages normandes constitue un formidable symbole, celui du retour au pays de leurs ancêtres…

On estime à 800 000 le nombre de Canadiens engagés volontaires, dont plus de 161 000 « Canadiens-Français » (environ 84 000 Québécois et 77 000 Canadiens-Français hors Québec). 50 % de la population québécoise âgée de 18 et 45 ans porta l’uniforme entre 1939 et 1945.

Le 6 juin 1944, ils débarquent sur Juno Beach. Ce jour-là, 359 Canadiens moururent sur les plages de Normandie aux côtés des Américains et des Britanniques. Plus de 1000 soldats mourront et plus de 700 autres seront blessés. Sur les 306 embarcations, 90 sont détruites avant même de toucher le sol. À la fin du Jour J, les Canadiens avaient réussi à pénétrer plus profondément dans les terres de la France que les Britanniques et les Américains, en surmontant une résistance plus forte que n'importe laquelle des autres têtes de pont à l'exception d'Omaha Beach. À l'aube, les parachutistes alliés - comprenant 450 Canadiens – avaient commencé à sauter ou à atterrir en planeurs derrière les défenses côtières allemandes. Des rafales de vent les avaient dispersés, mais ils réussirent à capturer un quartier général allemand, à détruire un pont clé, à s'emparer d'un carrefour important, tout en semant la confusion et le désordre dans les rangs ennemis.

Pendant ce temps, les soldats canadiens qui devaient débarquer sur la plage Juno s'approchaient prudemment de la côte dans leurs péniches de débarquement, transis et souffrant du mal de mer ;  mais ils parvinrent jusqu'au rivage et purent couvrir le débarquement des troupes des Regina Rifles tout juste après 8 heures.

Ne les oublions pas.


Sources :

Association Frontenac Amériques

Le Point : N'oublions pas les Canadiens

Wikipedia : l'histoire militaire du Canada pendant la Seconde Guerre Mondiale

Les vétérans témoignent

Anciens combattants du Canada

Normandie tourisme

Histoires vécues du débarquement

Guide Anne Frank

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